Ouais, c'était pas une période très fun.
J'ai eu deux jours extrêmement productifs (attention, prenez pas peur mdr). Hier, déjà, j'ai fini mon chapitre à traduire, puis j'ai décidé d'attaquer une nouvelle parce que pourquoi pas. Je ne sais pas encore si je la publierai, j'ai l'impression que sa structure est un peu bancale pour le moment. Je dois encore y réfléchir. J'ai aussi bossé sur mon askblog Tumblr. Avec tout ça, hier j'ai écrit
8284 mots en tout. Pour ma défense, j'ai le rendez-vous France Travail qui m'a coupée dans mon élan et après j'étais tellement frustrée (et énervée, vu que je ne suis pas prête de faire ma formation avec leurs conditions qui font aucun sens) que j'ai écrit 5 heures de suite
Aujourd'hui j'avais prévu d'écrire la retranscription d'un épisode d'Aventures sur une fanfiction collaborative. Depuis 2015, je gère un projet de retranscription romancée de la série de jeu de rôle Aventures, du Bazar du Grenier. On a été un peu plus de 40 auteurs à se succéder sur le projet, mais depuis quelques années, avec la perte de popularité de la série, on est plus que sept. Mais on s'accroche pour terminer.
Il se trouve que la dernière personne qui était censé écrire sur le texte n'a fait que repousser l'échéance depuis... Mars... Et là il m'avait encore sorti une excuse bidon, j'en ai une marre et je m'en suis chargée pour débloquer un peu la situation et que les personnes suivantes puissent écrire leurs chapitres. L'épisode du jour faisait une heure, et j'en ai mis à peu près six pour le réécrire, pour un total de quasi 4000 mots. Je me suis bien amusée dessus.
Voici un petit extrait. Le paladin de l'équipe, Théo, s'est foiré et au lieu de sauter au-dessus d'une faille magique, il a sauté dedans. Son ami mage, Balthazar, a tenté de l'arrêter. Mais dans l'opération, ils se sont malheureusement retrouvés dans le corps de l'autre. C'est le moment où ils s'en rendent compte.
Théo ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait. Un mal de crâne lancinant l’empêchait d’ouvrir les yeux. Il ne savait plus exactement où il était. Au fond de lui, une peur existentielle le maintenait conscient : il ne voulait pas revivre ça. Il ne voulait pas se réveiller encore une fois dans le noir, comme après la Montagne.
Il ne voulait pas être mort de nouveau.
Dans une vaine tentative ou un certain déni, il n’était pas certain, il chercha à faire briller ce qu’il restait de son armure, son pantalon, pour se rassurer. Pour se convaincre que le cauchemar ne recommençait pas à nouveau.
Quand enfin il ouvrit les yeux, il se trouvait sur la terre ferme, plié en deux, la tête à moitié enfoncée dans le sable. Ce ne fut pas la douce lumière de sa déesse qu’il ressentit pour le soutenir, mais la chaleur des flammes qui couraient doucement le long de ses bras.
… Comment ça des flammes ?
Un terrible sentiment lui retourna l’estomac. Il portait une robe. Des bijoux. Il sentait la rose trop cuite.
— Oh non. Non, non, pitié. Tout, mais pas ça ! Je suis dégueulasse, geignit le paladin avec la voix beaucoup trop familière du demi-diable. Je me répugne. Je crois que je vais vomir. Je suis une hérésie. C’est un cauchemar. Je vais me réveiller. Je vais me réveiller, paniqua-t-il.
***********
Balthazar perdit connaissance quelques secondes après avoir vu Grunlek se précipiter vers la faille. Il ne savait pas ce qui lui arrivait, mais ce n’était définitivement pas normal. Il avait étudié la magie mentale, il avait étudié les failles magiques. Rien dans ses symptômes ne collait à une surexposition magique ou à ce qu’il avait vécu dans cette fichue montagne, des mois auparavant.
Quand il revint à lui, une sensation de nausée lui retourna l’estomac. Non seulement il se trouvait en lévitation fragile au-dessus d’un vide béant, mais il y avait cette odeur atroce qui l’entourait… Non, qui provenait de lui. Qu’est-ce que ça puait !
… Il était en train de tomber dans le vide !
Balthazar hurla à s’en déchirer les poumons, terrifié. Il s’agita dans tous les sens pour tenter d’échapper à son sort, avant qu’un détail ne capte son attention et ne lui coupe le sifflet pour de bon. Son armure, enfin, l’armure de Théo, brillait. Sauf que cette armure, elle n’était plus sur Théo. Ou plutôt… Théo n’était plus dans son corps.
Ça expliquait l’odeur. Il se jura de lui faire prendre un bain à la seconde où ils quittaient ce désert de malheur.
Avec un peu de travail sur Tumblr et sur la nouvelle, ça nous amène à
4985 mots aujourd'hui.
L'objectif a de ce fait bien monté, puisque nous en sommes à présent à
36 144 mots sur 50 000 !